Les Productions Bruno Bisaro
SAINT MAUR

Les productions Bruno Bisaro

SCÈNE théâtrale

yves navarre

CHANTS DE TOUT ET DE RIEN
CHANTS DE RIEN DU TOUT

Poésie / Chants / Théâtre
Auteur / Yves Navarre
Interprétation / Bruno Bisaro
Éditions : H&O 
Durée : 1h15
Création 2021-2022
 
 

LES VALISES

Théâtre
Auteur / Yves Navarre
Distribution / Hélène Arié, Jean-François Chatillon
Mise en scène / Bruno Bisaro
Collaboration artistique / Maud Contrerès
Scénographie / Maxime Decouard
Musique / Matthieu Vonin
Éditons : H&O
Durée : 1h30
Création 2022-2023
 
 
Institut de France - Automne 2021
Les Productions Bruno Bisaro invitées du
Cinquième Colloque International Yves Navarre
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LES VALISES - DEVENIR PARTENAIRE

LES VALISES - NOTES DE MISE EN SCÈNE

 
 
Je partirai
sans un adieu
le cœur à nu et sans regret
chaque nuit ouvre déjà
la voie
l’amoureux des soirs
trouvera son ravin
(Chant)
 
LUI : Le jeu a assez duré.
ELLE : Antoine, revenez, nous avons encore tant de choses à nous dire...
(Les Valises)
 
Yves Navarre
© Première marche nationale pour les droits et les libertés des homosexuels - Paris, 4 avril 1981 - Photographie : Claude Truong-Ngoc
© Première marche nationale pour les droits et les libertés des homosexuels - Paris, 4 avril 1981 - Photographie : Claude Truong-Ngoc
Yves Navarre, Jean Le Bitoux Photographie : Claude Truong Ngoc (1981)
Yves Navarre, Jean Le Bitoux Photographie : Claude Truong Ngoc (1981)
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HOMMAGE À YVES NAVARRE

Sylvie Lannegrand - Avril 2019
 

La soirée du jeudi 4 avril 2019 consacrée à Yves Navarre, dans le cadre des Rencontres de la Médiathèque centrale Émile Zola de Montpellier, avait pour titre « Les mots, l’émotion ». On n’aurait pu trouver meilleur intitulé, car l’émotion était bel et bien au rendez-vous avec l’hommage rendu à l’auteur par le comédien Bruno Bisaro. Pour celles et ceux qui avaient déjà eu l’occasion d’écouter Bruno Bisaro lire le Poème de Mogador d’Yves Navarre, la soirée leur aura rappelé la magistrale interprétation de ce texte lors des colloques de Galway en 2014 et de Paris en 2015, puis dans le cadre du festival Off d’Avignon la même année. Bruno Bisaro est lui aussi poète, ainsi que comédien et chanteur. Est-ce cette fibre poétique qui fait qu’il dise avec autant de sensibilité et de passion les textes d’Yves Navarre ? Le public montpelliérain fut conquis, ce jeudi 4 avril, par la qualité d’une interprétation rendant possible la rencontre entre l’auteur, l’interprète et le lecteur. Le choix d’extraits du premier volume des Œuvres complètes a permis d’apprécier la diversité de l’écriture d’Yves Navarre, tour à tour percutante, ironique, poétique ou nostalgique, une écriture qui toujours interpelle et très souvent bouleverse. Bruno Bisaro interpréta tout d’abord un passage d’Évolène sur l’enfance, nous faisant entendre la voix du petit David, partager son regard sur le monde et découvrir « l’univers des mots, ce désert des grandes personnes ». Il lut ensuite plusieurs extraits de Lady Black. En 1971, date à laquelle fut publié ce roman, l’auteur tout comme son héros Julien, est à une croisée des chemins ; il souhaite quitter une carrière publicitaire pourtant prometteuse pour vivre de sa plume et faire le « voyage d’une vie ». Yves Navarre affectionnait la forme épistolaire qu’il a pratiquée assidûment, allant jusqu’à insérer des lettres réelles ou légèrement modifiées à même ses ouvrages. Deux des extraits de Lady Black dits par Bruno Bisaro illustrent ce goût pour l’épistolaire. Y sont évoqués des thèmes importants de l’œuvre : le désir de prendre un nouveau départ et l’échec de la rencontre amoureuse. Un dernier extrait du même roman fait découvrir la scène souvent reprise du trio familial, en l’occurrence Julien et ses parents, et en particulier la difficile relation au père. Le public put aussi découvrir l’un des inédits du premier volume des Œuvres complètes, le roman Sin King City, écrit au début des années 1970. Le passage choisi évoque Noémie Berthollet, personnage secondaire mais non moins important, l’un de ces seconds rôles dont l’auteur a souligné l’importance. Enfin, le moment fort de cette soirée fut sans aucun doute la lecture bouleversante des extraits du recueil Chants de tout et de rien, chants de rien du tout, qui révélèrent au public un Yves Navarre poète, à la fois simple et déchirant.

GENEVIÈVE PASTRE

LE FLEUVE

Chants / Poésie / Théâtre
Auteur / Geneviève Pastre
Interprétation et mise en scène / Bruno Bisaro
Durée : 1h15
Création 2021-2022
 

Mon fleuve
Aux rives de gestes d’amour continu
Au galop de bouleau parmi les loups
Seul parmi les impudentes chimères
Seul dans la nuit incarcérée

Tu emportes
Les nuits de pluies et de trains lointains
Les nuits de mémoire continue
Les nuits du passé et de quand
Les nuits de lune agitée
Tu dévales le long des pentes d’un visage
À travers les yeux de son masque

Geneviève Pastre
Geneviève Pastre
Geneviève Pastre
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HOMMAGE À GENEVIÈVE PASTRE

Simone Alexandre - Juin 2007
 

Octavie (ou plutôt son reflet) aura pour vous, le temps d'une représentation, les traits d'un jeune homme brun au regard profond. Après tout, l'Orlando de Virginia Woolf ne nous a-t-il pas préparés à de telles métamorphoses ? Bruno Bisaro avance, tout de sombre vêtu, pieds nus et gants blancs en un discret et respectueux hommage à son auteur(e)-mime. Son rôle est de faire naître le double adorateur d'Octavie par le biais du verbe, de lui donner chair afin que nous en touchions l'évocation au-delà de l'espace et des apparences. Miracle de la scène ! Amour tout à la fois transi et agissant. Adoration qui abolit les distances, aux antipodes du jaloux amour durassien qui fuit dès sa constatation. « ON NE DOIT JAMAIS QUITTER CELLE QU'ON AIME » affirme Geneviève Pastre. Face à l'amour (avec un grand A) « PENSER EST UNE ERREUR » même si le dieu-déesse constitue la plus grande joie et la plus grande tristesse. Le comédien s'implique corps et âme en ce texte somptueux, lui imprimant son rythme, le véhiculant grâce à une présence scénique indéniable. Il n'est peut-être pas superflu durant les temps qui courent de souligner la netteté de sa diction qui contrairement à ce que d'aucuns pensent ne saurait constituer un handicap à la vérité de l'expression. Le spectateur et a fortiori, la spectatrice se sentent transportés par cette Ode à l'expérience amoureuse. L'interprète l'évoquera parfois en des parenthèses chantées n'hésitant pas à esquisser un pas de danse, pure émanation de ces rondes mythologiques figurant sur les vases anciens car Éros ne rechigne jamais à prêter ses ailes. En assistant à ce spectacle (monologue serait décidément par trop réducteur), nous constatons que nous sommes insensiblement devenus « nectarivores » à son écoute.

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